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Dimanche 13 août 2006 7 13 /08 /Août /2006 15:31
Parlons d'une série récente, paru dans une nouvelle maison d'édition, "Quadrant Solaire", filiale de "Soleil".
Cet éditeur est prometteur, car dirigée par deux grands talents du monde de la BD, Denis Bajram (Universal War One) et Valérie Mangin (Le fléau des Dieux).

Novatrice, la ligne éditoriale adoptée par Quadrant Solaire est très intéressante. Penchons-nous sur la série KGB - T1 - Les démons du Kremlin.
Au dessin et à la colorisation, Kerfriden Malo, et au scénario Mangin Valérie.

L'histoire :
Février 1961. Les étoiles rouges luisent sinistrement au sommet des tours du Kremlin. Dans les palais, les apparatchiks s’affairent sans percevoir le terrible danger qui les menace. Car les blockhaus souterrains de Staline recèlent encore bien des secrets terrifiants. Certains disent même qu’ils abritent des démons assoiffés de sang... de sang communiste.

Tout cela, Leonid Brejnev n’y croit pas, enfin jusqu’à cet attentat diabolique où il manque de mourir noyé sous les déluges d’hémoglobine de son agresseur ! Et ce n’est que le début : un à un, des humains monstrueux attaquent tous les dirigeants de l’URSS.

Les monstres sont des anciens du KGB. Leurs camarades, les agents Ava et Dimitri, devront prouver leur innocence en découvrant qui se cache derrière ce complot. Chelepine, le chef du KGB, l’exige ! Devraient-ils tous y laisser la vie ou la raison, ils doivent chasser les démons du Kremlin.


Vous l'aurez relevé, il est rare qu'une BD s'intéresse au thème de la guerre froide, et encore moins en le mâtinant de fantastique. Voilà qui l'a rend d'autant plus intéressante, à moins que le thème vous rebute.

Valérie Mangin nous délivre un scénario complexe, associant des éléments réels à de la pure fiction. On baigne complètement dans l'ambiance qu'il pouvait y avoir à l'époque, et les protagonistes ayant réellement existé, ça facilite l'entrée dans l'histoire. Attention, c'est assez alambiqué comme scénario, il faut parfois s'accrocher. Et les dialogues, qui sont pour moi le gros point noir de l'album car frisant parfois le ridicule, n'aide pas à suivre de façon sereine la densité du récit.

Le dessin de Monsieur Kerfriden m'a moyennement plu. Je ne suis pas très enthousiaste à cause d'une colorisation fadasse (le vert des sous-terrains...), mais bon, passons outre et gardons la réussite de l'ambiance glauque et d'un trait assez détaillé. Il y a néanmoins une marge de progrès importante.

Un sentiment mi-figue mi-raisin pour cette série qui peu s'améliorer en de nombreux points. Un album moyen, mais qui peu se transformer rapidement, dès le tome 2, en un bon album. Je précise que cette série est prévue en 5 tomes, il ne faut donc pas traîner pour l'améliorer !




Par Foussa - Publié dans : Bandes Dessinées
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Dimanche 13 août 2006 7 13 /08 /Août /2006 13:23
Une série méconnue, qui mérite mieux : Phenomenum, aux éditions Glénat.
Jérémie Kaminka a concocté l'histoire, et c'est Claire Champion qui s'est attelée à mettre en couleur le dessin de Marc Védrines. Voilà pour les présentations.

L'histoire :
Yann Kernan est orphelin de naissance et unique détenteur d'un fantastique pouvoir.
A l'âge de 17 ans, il découvre qu'il possède le don d'accélérer ou de ralentir à volonté la vitesse de son propre métabolisme. Contrôlant ainsi la vitesse à laquelle fonctionne son organisme, Yann est alors capable de modifier sa perception du temps. Lorsqu'il accélère son métabolisme à l'extrême, il voit le temps ralentir jusqu'à l'arrêt complet, et peut ensuite évoluer librement dans un environnement figé, suspendu entre deux microsecondes. S'il le ralentit, il peut traverser les prochains millénaires sans vieillir d'une année. Mais pour Yann Kernan, tout voyage dans le futur serait sans espoir de retour, car sa fascinante spécificité biologique ne lui permet pas de remonter le temps.
Lorsqu'il découvre son pouvoir, Yann cumule les expériences en tous genres, passant d'actes héroïques dignes d'un super héros à d'autres nettement moins altruistes comme le vol ou le voyeurisme.
Parce qu'il utilise son pouvoir de manière intensive, Yann est percé à jour par le gouvernement. Les services de renseignement internationaux, effrayés par ses dons, décident de le supprimer. Yann doit faire face à un complot mondial et, fugitif insaisissable, combat le système sans relâche...

Et comme si ça n'était pas suffisamment compliqué, c'est le moment qu'il choisit pour tomber amoureux...

J'ai trouvé l'histoire très intéressante, et le dessin original a suffit pour me convaincre de me lancer dans cet achat.
Et je ne le regrette pas.

On nous propose, tout au long de ces 3 tomes qui forment le 1er cycle, une narration originale permettant d'entrée facilement dans l'histoire. Ce n'était pas gagné au départ, vu le côté extra ordinaire du héros. Et pourtant, on s'amuse à se mettre souvent à sa place, à se demander comment on aurait agit avec un tel pouvoir.
Le récit est dense, avec un bon suspense bien amené. Je regrette juste la pseudo critique de la société, qui est un peu légère et convenue. Lorsqu'on attaque un tel sujet, je préfère qu'on le fasse de manière + acerbe, ou alors par petites piques. Mais là, c'est un peu grossier et pataud.
Mais ne boudons pas notre plaisir, mis à part ce point, l'immersion est profonde et les rebondissements relancent à chaque fois bien l'histoire.

Le dessin est certainement sujet à polémique. Vif, tranchant, le dessin peut néanmoins facilement déplaire, avec des visages très stylisés par exemple, et un trait finalement assez simpliste. La colorisation, classique, est réussie.

La mayonnaise prend bien, on lit les nombreux textes avec aisance, la voix off omniprésente renforce le côté immersif du récit, et le dessin, après un temps d'adaptation, passe très bien.

Une excellente série, foncièrement originale.


Par Foussa - Publié dans : Bandes Dessinées
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Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /Juil /2006 16:21
Dans un univers médiéval, les Editions Soleil nous propose la série Servitude - Tome 1 - Le chant d'Anoroer.

A la réalisation, un duo qui a déjà officié sur la série Live War Heroes; Fabrice David au scénario et Eric Bourgier au dessin et à la colorisation.

Les Puissances sont les premières à avoir peuplé la Terre. Lorsque l’Homme apparut, il suscita parmi elles passion et division. Toutes choisirent alors de prendre forme physique : Dragons, Géants, Anges, Sirènes et Fées. Vint alors le temps des combats, des guerres intestines…
Aujourd’hui, mille ans ont passé, les Géants ont disparu, les Dragons ont survécu, les Sirènes se sont retirées dans les profondeurs des océans, les Anges et les Fées ne sont plus que des mythes. Mille ans ont passé, et les Fils de la terre ont fini par fonder le plus grand des royaumes. Pour eux, les Puissances ne sont plus que des légendes… Mais les Dragons sont sortis de leur repère… Un nouvel âge s’annonce : est-ce la fin ou le début de la servitude ?




Cette série est prévue en 5 tomes. On se trouve face à un environnement assez classique, au dessin réaliste.

Mais l'histoire de Fabrice David est passionnante, sans être trop alambiquée. Complot et trahison sont accompagnées de combats et d'aventure, avec de très légères touches de fantasy. Une recette qui prend bien, et qui est très bien contée par le scénariste. Il nous donne des indices, nous offre des semi-révélations, et quelques rebondissements. Bref, tout ce qu'il faut pour composer un excellent 1er tome scénaristique, ce qui comme je le dis souvent, n'est pas une mince affaire.

Pour le dessin, Eric Bourgier a tenté un petit pari : une colorisation aux nuances sépia, et effectuée à la main. A l'heure des couleurs flashy qui attirent la masse et du tout numérique, c'était osé, voire risqué.



Appliquée sur un dessin au trait précis et détaillé, et bien c'est une grande réussite ! C'est très classieux, sombre, nous emmenant bien au coeur de l'ambiance qu'il peut y avoir dans un univers comme celui-ci. La composition des pages ne souffre d'aucun défaut, et les scènes d'actions sont d'une belle tonicité. De temps à autre, des défauts sur les visages viennent égratigner ce bonheur visuel, mais gageons que par la suite, ça n'arrivera plus.

Servitude est de ces séries qui nous rappellent pourquoi on aime l'univers heroic-fantasy. Si la qualité se maintient au fil des prochains tomes, je suis sûr que Servitude deviendra une série phare du genre.
Par Foussa - Publié dans : Bandes Dessinées
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Vendredi 14 juillet 2006 5 14 /07 /Juil /2006 13:17
Lu récemment, le tome 1 de La quête du Graal, "Arthur Pendragon", Edition Soleil.
Au scénario François Debois, au dessin Stéphane Bileau et à la colorisation Stambecco.

Bon, j'avoue que ce n'est pas l'histoire qui a retenu mon attention. Voyez plutôt...

Les fées prédisent à Merlin la destruction de la Bretagne mais il existe un moyen pour sauver les Celtes et éviter ce terrible chaos, pour cela il doit retrouver un talisman hérité des Tuathas: Le Graal. Il va donc réunir les plus grand héros autour de lui pour cette tache : Arthur, Gauvain, Guenievre, Lancelot du Lac, Keu, Perceval. Ils vont donc agir tous ensemble pour retrouver le Graal disparu depuis plus de 500 ans.

Il y a plus original. Mais bon, j'ai rencontré peu de gens du monde de la BD, et Stéphane Bileau en fait parti. Il était fort sympathique, et m'avait montré ses planches splendides de cette série. C'était il y a presque 2 ans, et nous y voilà !

Alors, mon sentiment sur le scénario est très mitigé. On nous présente beaucoup de personnage, au point qu'on dirait un cours d'histoire. Il y a beaucoup à lire, ce qui n'est pas un inconvénient normalement, mais j'ai trouvé que c'était très poussif. Voire ennuyeux à certains moments. J'espère que Debois va plus m'intéresser dans la suite de la série.

Le dessin de Stéphane Bileau est une belle réussite. C'est son premier album complet, après avoir participé à des collectifs, et hormis quelques cases à l'encrage trop prononcé, trop gras, son trait est très agréable. Il y a quelques planches magistrales, notamment l'arrivée de Merlin à Avalon... impressionnant.

Un début de série entaché par un scénario laborieux. Mais le dessin sauve l'ensemble, et gageons que la suite de La Quête du Graal saura nous immerger d'avantage.
Un album somme toute correct.







Par Foussa - Publié dans : Bandes Dessinées
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Vendredi 2 juin 2006 5 02 /06 /Juin /2006 00:01
Bon, je ne fais pas dans le foncièrement original en parlant de la série "Le combat ordinaire", de Manu Larcenet.

Avant toute chose, on entend souvent dire qu'il y a les "pro" Larcenet, et les "anti" Larcenet. J'ai du mal à saisir en quoi il déchaîne tellement les passions, dans un sens ou dans l'autre.
Ce n'est qu'un auteur de BD, qui a son style particulier au dessin, et qui à la chance de vendre en quantité et donc de bien gagner sa vie. Bref, parlons de cette série.

Larcenet a choisi de nous parler de la vie. Il la définit comme étant un "combat ordinaire", et je trouve que rien que dans le titre de la série, il tape juste. En ayant un minimum d'expérience, en repensant aux aléas de notre vie, ça apparaît comme une évidence : la vie est un combat. Et comme c'est pour tout le monde pareil, ce n'est rien d'exceptionnel, on reste dans l'ordinaire.

Larcenet est incroyable. Il nous fait suivre la vie d'un gars, photographe de profession. Ses petits et gros tracas, ses rencontres, sa famille. Aucun intéret ? Et bien si, je vous dis que Manu Larcenet est incroyable car il fait mouche. On se retrouve dans la vie de ce photographe. On a l'impression que c'est notre vie qui est couché sur papier. On ne s'émerveille pas de la vie de ce type, mais on lit notre propre expérience.

Larcenet alterne les moments légers, plein d'humour, avec des passages plus obscurs, traitant de sujet grave. Comme la vie le fait lorsqu'elle se joue de nous.

Certains moments nous heurtent en pleine face tellement ça sonne "vrai". On peut sortir assez remué de la lecture du Combat ordinaire, mieux vaut être prévenu.

Le dessin de Larcenet est souvent critiqué. Je ne comprends toujours pas pourquoi... On l'accuse de ne pas savoir dessiner. Son style n'est pas spectaculaire, c'est évident. Mais il maîtrise son sujet. Il faut voir certain décor, et d'autres travaux également, pour en être convaincu. De toute manière, on ne demande pas à ce genre de série d'être un émerveillement visuel. Le trait est épuré, direct. Le dessin percute, tout comme les propos.

On peut ne pas aimer, bien sûr. Le dessin est et sera toujours une affaire de goût. Mais si on n'apprécie pas la lecture du Combat ordinaire, c'est à mon avis qu'on est pas prêt à voir sa vie dans une BD, et que ça nous agace d'être touché en plein coeur. On préfère dire "ça ne raconte rien", ou "le dessin est naze". Mouais, c'est être peu réceptif, voire carrément fermé, et même orgueilleux ! Ouais, toi là bas, qui n'a pas aimé cette série, t'es qu'un être frustre et orgueilleux !

Les autres, qui sont sensibles comme moi, se délecteront de suivre Le combat ordinaire de Monsieur Manu Larcenet, 3 tomes parus à ce jour, tous excellent.






Par Foussa - Publié dans : Bandes Dessinées
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