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Mercredi 8 février 2006
La musique de film fait partie intégrante de l'émotion que va nous faire ressentir un film, je pense que tout le monde est d'accord là dessus.

Après une séance de cinéma, on est parfois marqué par la musique du film, et d'autres fois non.
Mais qu'est ce qui fait la qualité d'une musique de film justement ? Le fait qu'on la retienne, ou bien le fait qu'elle s'intègre parfaitement dans l'histoire, qu'elle fasse corps avec l'image.

Je ne suis pas un spécialiste des soundtracks, loin de là. Mais je trouve que c'est très fort pour un compositeur de nous faire associer immédiatement sa musique à un film. Je pense par exemple à John Williams, auteur de la BOF de Star Wars. La puissance de cette musique... c'est terrible. On n'imagine même pas qu'autre chose aurait pu exister.
Toujours dans le registre ultra connu, la musique du Seigneur des Anneaux est également mythique. Howard Shore atteint, en tout cas pour moi, la perfection de John Williams. Avec une différence; des morceaux plus variés, immédiatement rattachables à une scène de la trilogie. Mais mon avis est certainement troublé par mon fort intérêt à l'univers de Tolkien.

Encore un exemple, avec le film Requiem for a dream. Moins connu, moins tout public que les deux films précités, ce film est pour moi un chef d'oeuvre. Et sa musique de même. J'ai rarement été autant rongé par une musique. Associé au réalisateur, le compositeur, Clint Mansell, a réussi à me transporter dans la descente en enfer qu'est la prise de drogue. On est oppressé, on suffoque... Sa musique est très barrée, et on est peu habitué à ce genre de son, peut être qu'on plonge alors plus facilement dans ces sentiments négatifs qu'elle cherche à procurer.

Je me souviens d'un cours de musique il y a fort longtemps, que j'ai trouvé passionnant, sur les musiques de film. Il y a deux approches pour leur création.
- Le compositeur lit le scénario, s'imagine la scène, et compose la musique en fonction de ce qu'il pense. Cette technique rajoute une sorte de dimension supplémentaire à la scène.
- Le compositeur regarde les scènes une fois filmées, et cale sa musique sur ce qu'il voit. L'avantage, c'est des moments cultes comme la scène de la douche dans Psychose, musique de Bernard Hermann. Le pression monte grâce à cette synchronisation méthodique de l'image et du son.
Je ne pense pas que l'on puisse donner l'une ou l'autre approche comme la meilleure. C'est différent, et c'est aussi ça la richesse des bandes originales de film.

Je suis pleinement adepte de ce mélange de l'artistique. Ici, la musique et le cinéma.
Le dessin et l'écriture en ce qui concerne la bande-dessinée.
Par Foussa - Publié dans : Musique
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Dimanche 5 février 2006
Un BD qui marche très fort, Okko, de Hub. Deux tomes sont parus, pour une série qui devrait en compter 10.
Il s'agit d'une histoire que je vais qualifier de fantasy japonaise médieval. Voici une mise en bouche.

An 1108 du calendrier officiel de l'empire du Pajan. En cette période tumultueuse, communément appelée l'ère Asagiri ou l'ère de la brume, les clans majeurs s'entre-déchirent depuis des décénnies pour s'emparer du pouvoir.Loin des champs de bataille, Okko, le rônin sans maître, est à la tête d'un petit groupe de chasseurs de démons et arpente ainsi les terres de l'empire. Il est accompagné de Noburo, singulier géant qui cache son identité derrière un masque rouge, et du moine Noshin, bonze fantasque et grand amateur de saké. Ce dernier a la faculté de d'invoquer et de communiquer avec les forces de la nature.Tikku, jeune pêcheur, va faire appel à Okko pour retrouver Petite carpe, sa soeur enlevée par un horde de pirates.Mais une telle mission a un prix... Elle entraînera les quatre aventuriers bien plus loin qu'ils ne l'avaient imaginé...

Okko, c'est du beau boulot. Premier essai dans le monde de la BD pour Hub, on peut dire qu'il s'agit d'une réussite, même si je trouve à redire.
Le dessin est de qualité. C'est joli, expressif, rendant parfaitement l'ambiance. Il suffit de regarder la couverture, même si on a vu plus originale, pour avoir un aperçu du talent de l'auteur. Grande maîtrise du découpage, sans faille. Les plans ne sont pas très surprenants par contre, et la colorisation parfois trop flashy.

L'histoire principale sur 10 tomes est découpée en cycle de 2 tomes. On a donc droit à une mini-histoire complète avec les deux tomes parus, formant le cycle de l'eau. Le scénario démarre fort, on est vite pris dans l'engrenage. Dans son dénouement surtout, il comporte tout de même des faiblesses. Il est un peu plombé part des facilités. Mais bon, la fantasy permet se genre d'écart. C'est l'avantage, et l'inconvénient. Je trouve également que les personnages principaux sont de gros clichés du genre. Mais dans les tomes suivants on devrait en apprendre plus sur eux, et ça atténuera peut être ce défaut.

Une série qui mérite son succès, grace à un thème qui plaît (qui a dit "à la mode" ?), et un dessin accrocheur. Mais j'en attendais plus. On peut comparer à Samuraï dont je parle également sur ce site. Okko est certainement plus "tout public" que Samuraï. Les couleurs très (trop) vives, la fantasy... ça ratisse large par rapport à un Samuraï plus "adulte" car plus sobre. C'est d'ailleurs certainement la lecture de ce dernier qui m'a rendu assez critique vis à vis de Okko.





Par Foussa - Publié dans : Bandes Dessinées
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Jeudi 2 février 2006
Amateur de Calvin & Hobbes, voici une BD dans le même goût, mais pas une copie : Herobear & the kid, de Mike Kunkel, Tome 1 - L'héritage. C'est un ami qui bosse dans une boutique Album qui me l'a conseillé, et je l'en remercie.

  Il s'agit de la vie d'un petit garçon, dont le grand-père vient de mourir, et qui reçoit en héritage un ours en peluche, et une montre cassée. Pas très joyeux de prime abord, mais il s'avère que la peluche possède un pouvoir étonnant : celui de se transformer en une sorte de super héros, Herobear, un ours de 3 mètres de haut, avec une cape rouge, et qui parle !

Mais il semble qu'il redevienne une peluche dès qu'un adulte s'approche. Oui, je vous avais dit que c'était très Calvin & Hobbes-ien. Néanmoins, la structure de l'album n'a rien à voir avec les gags en quelques cases de C&H. Dans Herobear & the kid, l'histoire se déroule de façon classique.

L'histoire est agréable à lire, sans réellement surprendre. Mais ce n'est pas le but de cette série. On se prend d'affection pour ce petit garçon qui perd son grand-père, qui voit sa vie chamboulée, qui a une tonne de soucis, mais qui fait face tant bien que mal. C'est très drôle, jamais vulgaire. Du bonheur en pages.

Le dessin est en noir et blanc, avec un peu de rouge (pour la cape de Herobear).
On voit même les bases de croquis, comme une sorte de brouillon. C'est étonnant pour un album assez tourné vers la jeunesse. Quoiqu'il en soit, c'est frais, basé sur le dynamisme. Dans le style, c'est une belle réussite.

Herobear & the kid vient juste de paraître en français, mais quelques tomes sont déjà sortis aux Etats-Unis. J'espère donc que les tomes suivants vont vite arriver.

Une série à la base plutôt pour les enfants, mais qui permet de retourner quelques années en arrière pour nous, adultes blasés.
Par Foussa - Publié dans : Bandes Dessinées
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Mercredi 1 février 2006
"Les lumières de l'Amalou" est une série complète en 5 volumes, paru dans les années 90. Au scénario, Gibelin Christophe, et au dessin et à la couleur, la trop méconnue Wendling Claire.

L'histoire : Sur les rives de l'Amalou, une vieille demeure abrite les Furets et les Transparents.
A en croire la légende, ces deux communautés ennemies sont condamnées à vivre un exil permanent dans cette contrée inhospitalière...
Mais depuis peu, les Furets trament d'étranges projets. Quelle est la menace dont ils parlent, que font ces barques qui passent et disparaissent sur l'Amalou à la tombée de la nuit ?

Encore une très bonne série. On baigne dans un univers de rêve, de légende, de fantastique. L'environnement est vraiment particulier et peu commun.

Le scénario est très fort. On a droit à des tensions entre communautés, les personnages sont complexes, et souvent à multiples visages. On ne sait plus qui ils sont vraiment, des masques tombent... excellent tout ça. On est mené par le bout du nez, et c'est un sentiment que j'adore. En tout cas dans le domaine des scénarii de Bd...

Le dessin. J'ai entendu dire qu'il était souvent considéré comme une référence pour les auteurs de Bd. Effectivement, c'est très peaufiné, bien équilibré, et d'un dynamisme hors pair. Il faut aimer les dessins très fin par contre, et ça me convient parfaitement. Le Cafou (sur la couverture ci-dessus) est d'une grande classe, c'est l'un de mes personnages de Bd préféré.

Les lumières de l'Amalou nous transporte dans un monde poétique, avec des spasmes de violence, et d'étranges rencontres. Un OVNI dans le monde la Bd, mais de grande qualité.




Elwood et Andréa, deux Furets aviateurs tombés du ciel, tenteront de percer le mystère... 
Par Foussa - Publié dans : Bandes Dessinées
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Vendredi 27 janvier 2006
Un artiste du 9ème art très talentueux : Kara. S'attelant au dessin, à la colorisation et au scénario de ses 2 albums sortis jusqu'à présent, c'est un artiste que je qualifie de "global". Il sait tout faire, et il le fait bien.

Prenons par exemple sa première création : Gabrielle, un one-shot.

L'histoire d'une jeune fille meurtrière, qui s'avère vite être un ange. Sa soeur Raphaelle va s'interposer et essayer de comprendre, et de raisonner Gabrielle. Une lutte ambiguë entre le Bien et le Mal s'engage.

Scénario spirituel, fondé sur les croyances chrétiennes, c'est rare et j'adore ça. On se pose pleins de questions sur la vie, et ce qui est un gage de réussite scénaristique.

Le dessin est une sorte de manga occidentalisé. C'est très détaillé, ça fourmille de détail, autant sur les personnages que dans les décors. Un travail énorme.
L'ambiance sombre est bien rendue.

Un premier album de grande qualité.


Mais Kara a un autre projet, dont le premier tome est paru à ce jour : Le miroir des Alices.

Là encore, du grand art en ce qui concerne le dessin. Le côté manga est un peu plus accentué que dans Gabrielle, on aime ou pas. Personnellement, je préfèrerais que le tome suivant ne soit pas encore plus mangalisé.
Les personnages sont toujours habillés avec autant de classe, et les décors sont époustouflants. Des scènes de combat mettent en valeur le savoir-faire de Kara dans le mouvement, l'un des récifs où naufragent de nombreux dessinateurs. La colorisation est parfaite. C'est globalement encore meilleur que Gabrielle, et il fallait le faire!

Le scénario est très complexe. Il lance beaucoup de piste, c'est à s'y perdre. C'est dommage, je suis un peu frustré de ce côté. Mais j'ai confiance, et le prochain tome résolvera certainement ce problème.

Une série à suivre avec le plus grand intérêt.

Kara a son site : www.karafactory.com
Vous y trouverez de nombreuses illustrations, elles sont superbes. Voici quelques petits exemples de son talent. Je suis sûr qu'il deviendra un grand de la BD. D'ailleurs il l'est déjà pour moi.













Par Foussa - Publié dans : Bandes Dessinées
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